Regard sur l’entreprise artisanale : Comment Akroche Tatuk a réussi à avoir 49 000 « j’aime » sur Facebook?

Regard sur l’entreprise artisanale : Comment Akroche Tatuk a réussi à avoir 49 000 « j’aime » sur Facebook?

Chaque semaine « Quartier artisan » se met au défi d’explorer les bonnes pratiques entrepreneuriales d’un artisan du Québec. Cette semaine c’est avec Jenn d’Akroche Tatuk que nous nous sommes entretenus. Comme plusieurs artisans-entrepreneurs, elle a commencé à produire dans son salon, « je faisais du crochet surtout pour le plaisir », explique-t-elle. Passionnée par ce qu’elle faisait, en 2012, elle décide de partager ses confections en créant une page Facebook. Rapidement, elle remarque un engouement pour ses produits et l’entrepreneur décide de se lancer en affaire.  5 ans plus tard, elle a réussi à consolider une communauté de 49 000 fans qui la suivent sur Facebook.  Avec la compétition qui s’accroit et les modes de communication qui change, le marketing de contenu est devenu vital pour la survie des entreprises artisanale, et Jenn a définitivement su utiliser Facebook à son avantage. Comment a-t-elle réussi? Sa stratégie se fonde sur trois principes directeurs.

Le partage

« Il faut éviter d’avoir l’air d’une vendeuse », affirme Jenn. Lorsqu’elle a commencé, elle ne cherchait pas à vendre, mais bien à partager sa passion. Même si aujourd’hui elle est entrepreneur, il est important de conserver cette générosité qui dès le départ lui a permis de rassembler autour d’Akroche Tatuk une communauté de passionné du crochet. Elle continue donc d’alimenter sa page Facebook de contenus qui permettent à ses fans d’apprendre de ses créations. « Je vais commencer à me filmer en train de faire des points difficiles au crochet, pour aider ceux qui n’y arrivent pas », poursuit la créatrice. Elle prend aussi le temps de répondre rapidement à chacun des courriels (en général dans les 10 minutes qui suivent la réception du message), et accepte parfois de leur parler par téléphone. N’oublions pas que sur Facebook, les usagers préfèrent lire du contenu en lien avec leurs intérêts et duquel ils peuvent apprendre. En publiant du contenu éducatif, et non pas promotionnel, elle s’assure ainsi un taux d’engagement plus important, soit plus « clicks»,  de « partages » ou de « j’aime ». Et plus le taux d’engagement est élevé, « plus le contenu de la marque s’affiche sur les fils d’actualité de vos fans ».

Photo montage utilisé lors de la Vague de concours

Être unique

Lorsqu’elle a commencé, « il n’y avait pas encore beaucoup de compétition au Québec », avoue Jenn. Mais le mouvement du « Do it your self » ainsi que la montée en popularité des sites de vente comme Etsy, a rapidement créé des compétiteurs à la jeune entrepreneure. En 2014, elle remarque une baisse du taux d’engagement sur sa page, « je devenais invisible sur Facebook ». Pour remédier à la situation, elle essaie plusieurs avenues. En 2015, elle décide donc de lancer une gamme de produits avec deux gros boutons et un pompon en fourrure. Le concept fonctionne, et elle déploie un ensemble de produits dérivés qui viendront concrétiser son image de marque. Ces éléments lui permettent de se distinguer de ses compétiteurs. De plus, pour éviter d’être copiée, elle décide de commercialiser ses patrons. De cette façon, elle partage sa passion tout en gardant le contrôle sur l’unicité de sa marque. « Plus on se démarque, plus on attire l’œil des consommateurs ».

La collaboration

Photo montage de la collaboration avec Trukerie

Et pour finir, elle dit avoir grandement bénéficié des collaborations avec d’autres artisans. Par exemple, en 2015, elle s’associe avec « Tout mon amour maman soleil » pour offrir un panier composé de pantoufles, de mitaines et d’une tuque. En 3 jours, la photo promotionnelle a été partagée plus 13 000 fois, lui permettant d’acquérir 12 000 « j’aime ». Plus récemment, elle a aussi collaboré avec Trukerie, une entreprise qui fabrique des boutons. « Il ne faut pas hésiter à collaborer avec de jeunes entreprises, même s’ils ont une plus petite communauté que la tienne », affirme Jenn. « Même s’ils ont juste 2 000 « j’aime », en collaborant avec eux tu peux facilement récupérer la moitié ».

C’est donc avec beaucoup de générosité et d’écoute que la jeune entrepreneure a rapidement su attirer l’intérêt de la communauté des passionnés du crochet, qui sont à la fois ses clients et ses étudiants. D’ailleurs, son objectif est de devenir une patronniste de référence en crochet au Québec.  Espérons qu’elle puisse continuer de surprendre avec ces modèles uniques. Une chose est certaine, c’est qu’elle sait comment faire plaisir à ses fans.

Pour la suivre, visitez sa page Facebook ici.

 

 

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