De l’intuition au modèle d’affaires

De l’intuition au modèle d’affaires

La vocation de cette série de blogue, intitulée Au cœur de l’accélérateur, est de faire un retour sur le contenu abordé dans les différents ateliers offerts lors des weekends de formation.  

Du 1er au 3 février 2017, les 8 artisans participant à l’accélérateur de Quartier Artisan ont suivi le module 1, intitulé « Se positionner comme entrepreneur ». Celui-ci avait pour objectif d’accompagner les artisans à réfléchir sur leur rôle en tant qu’entrepreneurs et artisans ainsi qu’au positionnement de leurs entreprises sur le marché.

Sept intervenants de milieux variés mais tous passionnés par le fait-main et les produits faits au Québec sont venus aiguiller et accompagner les artisans.

Entre autres, Constantin Tombet-Moupegnou, doctorant en administration des affaires (DBA) à l’université de Sherbrooke, est venu discuter de l’importance de « l’entrepreneuriat » pour les entreprises artisanales et leur offrir des pistes de réflexion à ce sujet.

L’intuition :

Comme tout projet entrepreneurial, et encore plus pour le secteur artisanal qui repose sur la passion et le savoir-faire manuel, un projet d’entreprise naît d’une intuition. Intuition qui doit être validée afin de permettre une pérennité à l’initiative créative.

« L’intuition n’est pas un processus qui opère indépendamment de l’analyse, mais que les deux processus sont des composants complémentaires essentiels des systèmes efficaces de la prise de décision. » – Mintzberg

En effet, que ça soit lors du lancement d’un nouveau produit ou d’une entreprise, une erreur absolument à éviter est de confondre son intuition par rapport à un produit à la demande réelle des consommateurs.

Il est effectivement essentiel d’aller valider ses hypothèses sur le terrain pour les tester. Tester. Valider. Modifier. Retester … Lancer.

Mais une fois le lancement effectué, ne pensez pas que vous pouvez vous frottez les mains. Le travail de conversation, c’est-à-dire d’échanges perpétuels entre vous, vos clients, vos fournisseurs et partenaires doit se maintenir. Cette conversation est menée avec un objectif clair en tête : collecter des données auprès du client, des fournisseurs, de tout l’écosystème qui vous entoure, et ainsi faire continuellement des améliorations.

Cette conversation structurée entre l’entrepreneur et son écosystème permet à l’intuition de se transformer progressivement en une offre de produits adaptés aux besoins des clients.

La structure

Que l’on veuille ou non, que l’on soit travailleur autonome ou multinationale, toute entreprise repose sur une structure organisationnelle. En effet, un artisan qui travaille à son compte sans employés aura forcement des fournisseurs, des partenaires et des clients – en d’autres mots il fait partie prenante d’un écosystème. Cet écosystème est sa structure.

La prise de conscience de cet environnement dans lequel nous évoluons est une des clés pour savoir bien se positionner.

Quels outils permettent d’avoir cette vue d’ensemble de son entreprise ?

Ci-dessous, pour ceux et celles qui ne le connaissent pas encore, vous découvrirez le Business Model Canvas qui permet d’avoir une compréhension globale de l’entreprise.

Nous en avons remis 3 exemplaires à chacun des participants de l’accélérateur. Pourquoi trois ? Simplement, parce que cet outil permet facilement de voir comment chaque section s’influence. Tout au long de l’accélérateur de Quartier Artisan, les différents experts et intervenants viendront « challenger » le modèle d’affaires et d’opérations des accélérés.

Cet outil permet de comprendre l’inter-connectivité au sein d’une entreprise.

 

 

Aller à la barre d’outils